17/10/2011

Soi: L'Inconnu


J'ai toujours voulu être celle qui ne montre pas ses faiblesses. Celle qui "froisse" son visage pour intimider. Jouer un rôle qui me permettait de durcir ma carapace. Vous savez ce qu'on dit de ces petites personnes (je culmine à 1m50).

Enfant déjà, je ne pleurais que  lorsque j'étais énervée à cause d'une embrouille avec mes frères/soeurs. Je ne trouvais pas les mots pour donner ma version des faits et ma colère s'évacuait en torrents de larmes salées.

Aujourd'hui encore, j'ai horreur de pleurer. Pleurer, c'est révéler mes failles. J'ai donc la larme pudique. Je me cache pour pleurer. 


Ce matin, j'ai craqué, j'ai pleuré. La cause n'est pas importante. Tout ce qui compte c'est ce coup de poignard que l'on ressent au fond du coeur. 
On peut décider de laisser, de ne rien toucher. Mais alors, la plaie s'infecte, la lame rouille et on périt à feu doux.
On peut aussi retirer cette lame. La douleur est vive. On se croit mourir.
Et puis, cette étincelle de combativité jaillit et la flamme se ravive. On panse la blessure. La vie. 

Il ne s'agit pas de s'apitoyer sur son sort. Il s'agit de ces instants intimes où on (re)découvre des facettes de soi et les limites de ce qu'on sait de cette contrée qu'est "Soi". 
Soi. Cet inconnu qui nous côtoie pourtant à chaque instant.

J'écris ce post d'une traite. Un peu précipitamment. Un peu comme si j'avais peur que cette émotion ne s'échappe avant que je ne la saisisse pour l'apprivoiser, la partager avec toi.

L.






1 commentaire:

  1. Je ne te connais pas, je te lis, je ressens, je comprends...Merci.

    Jeannette.

    RépondreSupprimer